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Départs à la retraite, développement de nouveaux secteurs
comme celui des énergies renouvelables*, l'industrie continue de recruter
malgré la crise. Certes, des secteurs comme l'automobile sont au point
mort. Mais d'autres, comme le nucléaire civil, tournent encore à
plein régime.
Ces métiers techniques souffrent
souvent d'une mauvaise image. Pourtant, du CAP à l'ingénieur, ils
ont beaucoup évolué. Moins de cambouis et plus d'ordinateurs car
les usines ont changé, se sont modernisées, automatisées,
sécurisées. Certains secteurs sont à la pointe du progrès,
comme la plasturgie, qui fabrique et transforme les matières plastiques,
ou encore l'électronique.
Le travail de technicien est devenu moins
bruyant et moins salissant et surtout, à partir du bac pro, les techniciens
ne sont plus de simples exécutants. Ils exercent des responsabilités
polyvalentes, notamment dans les PME. Leur fonction a une dimension souvent commerciale
et de service auprès du client chez qui ils interviennent
En outre,
l'apparition de nouveaux concepts sur les sites de production, comme le lean management
- qui consiste à produire en juste à temps, de façon fluide,
avec un minimum de stock et de gaspillage - génère des besoins de
compétences nouvelles.
Autre question, qui pour un jeune n'est pas subsidiaire:
ces formations mènent-elles à des postes attrayants ? Oui, pour
ceux qui font leurs preuves et n'ont pas peur de retrousser leurs manches.
Car
ces techniciens supérieurs peuvent espérer accéder à
des postes à responsabilités et parvenir à terme au grade
d'ingénieur.
* (le Syndicat des énergies renouvelables parie
sur un nombre total d'emplois dans les énergies renouvelables en 2010 de
115 400)