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Vous visez une promotion ou une augmentation de salaire cette année ? Votre meilleure chance d’obtenir satisfaction consiste à réussir votre entretien d’évaluation ! Or, comme pour les entretiens d’embauche, ce rendez-vous doit être bien préparé si l’on veut qu’il porte ses fruits. Voici une check-list pour ne rien oublier et mettre toutes les chances de votre côté lors du ‘grand oral’…
Connaissez vos objectifs.
C’est une étape essentielle ! Souhaitez-vous obtenir une promotion ou une augmentation ? En fonction de l’objectif que vous visez, les arguments à mettre en avant auprès de votre supérieur ne seront pas les mêmes. Certes, vous êtes parvenu à diviser par deux les coûts des fournitures de bureau cette année. Bravo, la société vous remercie ! Mais si cette performance peut être un argument solide pour solliciter une prime, ca ne vous aidera en rien à obtenir le poste managérial auquel vous prétendez ! Avant le jour J, réfléchissez à ce que vous allez mettre en avant et à la manière dont vous allez présenter vos arguments pour atteindre l’objectif visé.
Soyez concret.
“Le plus gros écueil qui plane au dessus des revues de performance, c’est que malgré les garde-fous, elles peuvent vite laisser la place à la subjectivité” explique Damien Sachler, consultant en gestion de carrière au sein de grandes entreprises françaises. A vous de tout mettre en oeuvre pour éviter ce piège ! Et qu’y a t-il de plus concret et d’objectif que des résultats factuels ? Ainsi, mesurez avec précision la baisse des coûts ou l’augmentation de revenus que votre activité a générée. Quantifiez également les changements que vous avez mis en place et qui ne se chiffrent pas forcément en euros, comme la mise en place de procédures ayant permis d’améliorer les résultats de l’équipe.
Votre supérieur pense probablement plus à la semaine qui vient qu’à celles qui sont passées. Ainsi, même s’il n’est pas de mauvaise foi, il aura plus de mal que vous à se souvenir des efforts que vous avez pu fournir au cours des mois passés et des réussites qu'ils ont engendré. Etre factuel vous permettra de ne pas avoir à lui rappeler ou pire, a devoir lui démontrer l’étendue de votre apport à l’entreprise, et sonnera comme une vérité.
Reconnaissez vos échecs.
Inutile de vous cacher la réalité. Même si vous avez été performant à bien des égards, le dossier ‘Trucmuche’ qui vous a été confié en début d’année dernière n’a pas porté les fruits escomptés. Certes, vous n’êtes pas le seul responsable de la situation, mais ça n’est surement pas la ligne de défense que vous devez adopter, il vous faut assumer votre part de responsabilité ! Qu’est ce qui, selon vous, a manqué pour que le projet réussisse ? Pourquoi les choses se sont passées ainsi et qu’est ce que vous ne referiez pas de la même manière ? Enfin, et surtout, comment avez-vous réagi ou qu’allez vous mettre en œuvre pour améliorer la situation ? Enfin, quels objectifs espérez vous atteindre sur ce dossier dans les mois qui viennent ? Bref, montrez qu’à défaut d’être un surhomme, vous êtes lucide, réactif et persévérant, et vous transformerez une situation d’échec potentiel en espoir de réussite !
Un non n’est pas forcément signe d’échec !
Restrictions budgétaires, suppression décidée en haut lieu du poste convoité …Les raisons sont multiples qui peuvent empêcher votre supérieur de vous accorder ce que souhaitez, quand bien même il pense que vous le méritez. Assurez-vous toutefois que ce discours ne vous soit pas servi inlassablement à chaque entretien d’évaluation, auquel cas vous risqueriez de passer pour un naïf auprès de tout le monde, et de perdre en crédibilité, ce qui vous éloignerait encore plus du Graal. Il vous faudra alors penser à prendre vos responsabilités, et probablement chercher ailleurs l’entreprise qui saura reconnaitre vos talents.
Mais si votre interlocuteur est de bonne foi, dites-vous qu’en reconnaissant la légitimité de votre demande sans être en mesure d’y répondre favorablement, il aura à cœur de se rattraper la fois d’après. Car si vous êtes vraiment performant, il ne pourra pas vous resservir le même argument deux fois d’affilée sans prendre le risque de voir votre motivation chuter, ou pire, de vous voir partir à la concurrence. Vous êtes donc bien parti pour obtenir gain de cause la prochaine fois !
Si toutefois vous ne vous satisfaisiez pas d’une telle situation, réfléchissez en amont à un plan B : à défaut de pouvoir recevoir la récompense de votre implication en monnaie sonnante et trébuchante, essayez de décrocher la formation à laquelle vous tenez tant ! Et si celle-ci vous apporte des compétences requises pour le poste auquel vous prétendez, vous serez encore en meilleure place pour décrocher votre promotion au prochain rendez-vous !